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La génération Z prête à largement partager ses données de santé (étude Apssis) 02 mai 2016

Près de 8 adolescents sur 10 se diraient prêts à donner accès à leurs données médicales à des mutuelles ou des assurances afin de bénéficier de services et de solutions personnalisées, révèle une enquête de l’Association pour la promotion de la sécurité des systèmes d’information de santé (Apssis) diffusée le 19 avril.

“Entre confiance et insouciance, les adolescents redessinent certainement les contours de la confidentialité et seront peut-être les futurs clients connectés et dociles des mutuelles et assureurs 3.0”, a présagé l’Apssis dans un communiqué de presse publié à l’occasion de la sortie de l’étude* menée auprès de jeunes nés après 1990. Si la taille de l’échantillon paraît faible (204 jeunes) et reste géographiquement concentrée sur un seul lycée du département de la Sarthe, les résultats de l’étude pourraient toutefois confirmer une tendance plus générale quant à l’évolution du rapport des jeunes générations aux données de santé. Interrogés sur le fait que leurs mutuelles ou assureurs puissent avoir accès à leurs données de santé pour moduler les tarifs, 14% des personnes interrogées ont répondu “C’est l’avenir”, 6% ont fait part de leur accord, et 40% ont simplement indiqué vouloir “être certains” que ces données seront sécurisées. Seuls 21% des adolescents ont exprimé leur refus sur cette question spécifique de l’accès des mutuelles et assureurs à leurs données médicales. Si 88% des répondants savent que ce qu’ils écrivent, publient ou enregistrent sur des sites internet est “conservé à vie” et que 15% d’entre eux disent échanger sur les réseaux sociaux des données relatives à leur santé physique, ils sont 62% à considérer que la conservation de ces données n’est pas importante. Pour le président de l’Apssis, Vincent Trely, les résultats de cette étude doivent “apporter quelques paramètres issus du réel à la conception traditionnelle que nous avons de la confidentialité”. “Le deal sera simple: la mise à disposition des données est par principe acquise, en fonction du bénéfice qu’apportera l’application collectrice. Nous serons tracés, géolocalisés, et nos données intimes seront agrégées par des plateformes privées, mais nous serons d’accord. Car le retour sur investissement nous sera favorable”, a-t-il estimé. Source