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Les innovations qui libèrent du temps médical 20 mai 2016

Applis, plateformes collaboratives, objets connectés… Les nouvelles technologies ont déjà, à bien des égards, fait évoluer notre mode de vie. Certains de ces nouveaux outils numériques simplifient même la vie des patients et des médecins, en permettant de fluidifier le parcours de soins, d’apporter une solution partielle aux déserts médicaux et de désengorger les services d’urgence et les cabinets. Le Hub Santé a sorti son chronomètre pour évaluer les innovations qui libèrent du temps médical disponible.

PRENDRE RENDEZ-VOUS PLUS FACILEMENT

  • Le Blockbuster du rendez-vous médical : « Doctolib » Il revendique 4 millions d’utilisateurs tous les mois et l’accès à 8 000 professionnels de santé. Parmi eux, une majorité de chirurgiens et anesthésistes (50%), Doctolib ayant noué de nombreux accords avec des cliniques privées. La plateforme vient tout juste d’être complétée par une appli mobile (éditée le 25 avril 2016). Un service gratuit pour les patients, mais payant pour les médecins. Bon à savoir : Doctolib souhaite responsabiliser le patient… Des SMS de rappel sont envoyés contre l’oubli des rendez-vous et au bout de trois « lapins », le patient est bloqué. • Le challenger « Mon Docteur » Il disposerait d’un panel de 3 500 médecins « d’entrée de parcours de soins » dont 30 % de généralistes, 30 % de dentistes et 40 % de spécialistes (ophtalmologues, gynécologues, pédiatres et dermatologues). La prise de rendez-vous, gratuite et en un clic, doit se faire uniquement sur le web car « Mon Docteur » ne dispose pas d’appli mobile pour les patients. En revanche, une appli pro, payante, a été développée pour les médecins : elle leur permet de gérer les dossiers et rendez-vous de leur patientèle. Bon à savoir : « Mon Docteur » gère également l’envoie de SMS de rappel et identifie les habitués des rendez-vous non honorés en synchronisant les agendas sur la version pro… • Le Waze des salles d’attente : « My Docteo » Cette appli communautaire permet aux patients de signaler le retard d’un médecin sur le même principe qu’une appli de type Waze pour signaler les bouchons sur la route. Et si le médecin utilise la version pro, il peut lui même mettre à jour le timing de sa consultation en temps réel. Gratuites pour tous, les deux versions de l’appli My Docteo répondent à une demande forte des patients qui veulent optimiser leur planning et ne pas attendre inutilement dans une salle d’attente. Bon à savoir : My Docteo envoie des SMS et des mails de rappels ou d’ajustement de rendez-vous en temps réel, mais ne permet pas de prendre rendez-vous. • Pour un tête à tête avec un(e) infirmier(e) : «Medicalib » Lancé à Nice fin décembre 2015, ce service connaît une expansion fulgurante. Il regroupe actuellement 400 infirmiers dans les Alpes Maritimes, une centaine dans le Var (service ouvert il y a trois semaines) et vise une présence nationale d’ici six mois. La prise de rendez-vous, gratuite pour les patients, se fait par téléphone ou en ligne (20 % des demandes actuelles) grâce à un questionnaire détaillé sur la nature des soins à prodiguer. Pour un rendez-vous de nursing (aide à la toilette), les personnes sont systématiquement rappelées par une opératrice afin de préciser la situation du patient. Bon à savoir : moins de 0,5% des soins infirmiers sont pratiqués en cabinet, Medicalib contacte donc les infirmier(e)s par SMS pour ne pas les déranger dans leur tournée…  

OBTENIR UN AVIS PLUS VITE OU SANS SE DÉPLACER

  • Une réponse en ligne en un quart d’heure : « Mes Docteurs» Le site permet de poser une question écrite en ligne à « un médecin qualifié » et de recevoir une « réponse personnalisée et anonyme » en 15 minutes (pour 5,90€ la question), en 48 heures (en formule éco à 3,90€ la question) ou de chater en temps réel avec un médecin (en formule premium à 1,90€ la minute). Le site affiche un accès à la plupart des spécialités courantes (médecine générale, suivi de grossesse, psy…) et à d’autres plus atypiques (sexologie, trouble du sommeil, homéopathie…) Bon à savoir : le formulaire en ligne est assez simple et il permet d’attacher des photos et documents en pièces jointes. • L’autodiagnostic par tâtonnement : « Doc for You » C’est un médecin qui a imaginé cette appli afin d’apporter à ses patients « un outil qui pourrait leur permettre de poser des mots sur leurs symptômes plutôt que d’essayer de s’approprier les maux des autres. » Dans l’onglet « analyser mes symptômes », après avoir ciblé la douleur sur un mannequin, il faut répondre à une batterie de questions. In fine l’appli propose la ou les maladies les plus probables. Bon à savoir : de prime abord, l’appli Doc For You peut s’avérer un peu anxiogène puisqu’elle propose forcément une hypothétique pathologie. Mais l’onglet « maladie » permet de faire le chemin inverse et de croiser ses sensations et symptômes avec le descriptif détaillé d’une maladie. • L’avis d’un dermatologue en moins de 48 heures : « Epiderm » En France, le délai moyen pour obtenir un rendez-vous avec un dermatologue est de 55 jours. Or bien souvent, tâches et rougeurs jouent à cache-cache avec notre peau et ont disparu au moment de la consultation. « Epiderm » propose de délivrer l’avis d’un dermatologue certifié en moins de 48 heures une fois que le patient a envoyé des photos et répondu à un questionnaire sur l’antériorité de son problème, ses symptômes, la gêne et ses informations personnelles (âge, ville, sexe). Le diagnostic, facturé 14,99 euros, précise s’il faut consulter et ouvre une fenêtre de discussion avec un dermatologue (sur une période de sept jours) pour obtenir des conseils, mais pas de prescription. Bon à savoir : dans les cinq ans à venir, la moitié des dermatologues français devraient prendre leur retraite. • Chercher à faire confirmer un diagnostic : « Deuxième Avis » Un diagnostic peut être difficile à accepter lorsqu’une maladie grave, rare ou invalidante annonce de lourdes de conséquences sur la vie du patient. Or, même si demander l’avis d’un deuxième médecin peut être remboursé par l’Assurance maladie (dans le cas d’une pathologie lourde), organiser les conditions de cette contre-expertise n’est en général ni simple, ni rapide. C’est ce qui a motivé la création du site « Deuxième Avis » qui annonce cibler en priorité les personnes qui vivent dans des déserts médicaux, celles qui ont des problèmes de mobilité, sont expatriées ou « ont besoin de prendre une décision rapidement, mais ne disposent pas de passe-droit pour avoir un rendez-vous avec un médecin expert de leur pathologie… » Le patient doit répondre à un questionnaire en ligne et télécharger son dossier médical. « Deuxième Avis » s’engage à livrer le diagnostic d’un médecin expert dans un délai compris entre 48 heures et 7 jours. Bon à savoir : ce service est facturé au patient 295 euros sans prise en charge par la Sécurité sociale.  

UNE RELATION MEDECIN / PATIENT PLUS FLUIDE

  • Se créer un carnet de vaccination électronique : « Mes Vaccins » Disponible sur Internet et en appli mobile, « Mes Vaccins » permet de créer son propre carnet de vaccination électronique et de se tenir au courant des dernières recommandations vaccinales. En répondant à un questionnaire détaillé qui démarre par une carte du monde, on peut également préparer son voyage et connaître la liste des vaccins recommandés, les risques infectieux encourus, les produits à glisser dans sa trousse de premiers secours et la localisation du centre de vaccination internationale le plus proche de chez soi. Sur cette même plateforme, l’espace dédié aux professionnels de santé leur sert d’outil d’aide à la décision vaccinale : mis à jour en temps réel, il leur permet de compléter officiellement le carnet de vaccination électronique de leurs patients et de mieux les conseiller en prenant en compte leurs facteurs de risques personnels. Bon à savoir : un adulte sur deux n’a pas de carnet de santé. Créé par l’association Groupe d’Études en Préventologie, le site est indépendant de l’industrie pharmaceutique et met à la disposition des autorités sanitaires (InVS, INPES, INSERM, ARS et Ministère de la santé) les données anonymes qu’elle collecte. • Être suivi à distance par son chirurgien : « My Doc Tool » Conçue pour que les médecins puissent suivre leurs patients en dehors des temps de consultation, « My Doc Tool » permet de mieux baliser les protocoles pré et post-opératoires afin de favoriser les conditions d’une opération chirurgicale et la phase de rétablissement. La plateforme permet de créer des profils totalement modulables en fonction des préférences du chirurgien et du profil du patient en personnalisant l’agenda des examens, recommandations et rendez-vous (pré et post-opératoires) et le paramétrage des alertes de rappel. Une messagerie interne permet de dialoguer et d’échanger résultats d’examens et prescriptions… Le patient dispose d’un code d’accès à son dossier personnel créé par le médecin. Afin d’optimiser la qualité du suivi, médecin et patient sont alertés dès qu’un nouveau message est posté sur la plateforme. Bon à savoir : la plateforme qui est phase d’installation pilote dans plusieurs établissements de santé et services de chirurgie orthopédique est également testée par des médecins pour le suivi de patients atteints de maladie chroniques… • Choisir grâce à un comparateur d’hôpitaux et de cliniques : « ComparHospit » En France, plus d’une hospitalisation sur deux est programmée : choisir l’établissement où on souhaite être opéré devient logique. « ComparHospit » propose d’aider les patients et leurs proches à faire ce choix en compilant pour l’ensemble des établissements de santé publics et privés, des critères objectifs de qualité de soins : le taux de séjour ambulatoire, la durée moyenne des séjours par spécialité, le nombre d’actes réalisés par typologie, les équipements disponibles ou encore l’indice ICALIN relatif aux infections nosocomiales (ou score de l’indicateur de qualité de la Haute Autorité de Santé (HAS) relatif aux moyens de lutte contre les infections nosocomiales). Le prix de la chambre particulière et des avis et commentaires d’usagers sont également disponibles pour guider les internautes. Bon à savoir : les assurés Malakoff Médéric disposent d’un simulateur de reste à charge pour calculer le coût exact de leur hospitalisation.

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