Les nouveautés :
- Partagez votre actualité et accédez facilement aux actualités du réseau
- Mettez en valeur votre entreprise, vos produits et services
- Retrouvez les contacts de chaque adhérent du réseau
- Participez aux projets collaboratifs via des groupes de discussion thématiques

Pour y accéder, rien du plus simple :
votre identifiant et mot de passe restent inchangés !
Besoin d’aide ? Consultez notre tuto My Clubster

Pour plus d’infos contactez-nous ! (contact@clubstersante.com ).

Actualités

L'Europe propose dix recommandations pour accroître les potentiels du big data en santé 22 décembre 2016

La Commission européenne propose dix recommandations stratégiques pour aider les citoyens et les patients européens à améliorer leur santé au travers du big data en santé. Elles permettraient aussi de renforcer les services des systèmes de santé. Une plateforme d'échanges au niveau européen pourrait être mise en place.

La Commission européenne vient de publier une étude sur les big data dans le domaine de la santé publique, de la télémédecine et des soins médicaux. Son objectif est d'identifier des exemples applicables et de développer des recommandations d'usage au niveau européen. Dix sont au total proposées. Leur but ''est d'aider les citoyens et patients européens à améliorer leur santé et de renforcer les services proposés par les systèmes de santé des États membres de l'Union européenne(UE)''. Les recommandations présentent des suggestions pour l'UE sur ''l'exploitation efficace des atouts et des opportunités des big data pour la santé publique sans menacer la vie privée et la sécurité des citoyens'', prévient la commission. Elle ajoute que le big data en santé ne doit pas être perçu comme un but en soi mais bien comme ''un outil permettant d'atteindre certains objectifs qui bénéficieront aux patients''. Ces derniers doivent faire partie intégrante de la création et de l'application de ces recommandations, précise-t-elle.

Les dix exemples retenus

À partir de l'évaluation de la valeur ajoutée et de la qualité des informations recueillies, la Commission européenne a pu identifier dix exemples d'utilisation de big data en santé comme priorités sur les vingt sélectionnés :

  • Comet K-project Dexhelpp pour competence centre for excellent technologies decision support for health policy and planning (Autriche) ;
  • The Shared Care Platform (Danemark) ;
  • e-Estonia (Estonie) ;
  • Arno Observatory (Italie) ;
  • Passi (Italie) ;
  • Health Episode Statistics (Royaume-Uni, Angleterre) ;
  • The Yoda Project pour Yale university open data access (États-Unis) ;
  • Cephos-link (Finlande, Autriche, Roumanie, Norvège, Slovénie et Italie) ;
  • Flatiron (États-Unis) ;
  • Spanish Rare Disease Registries Research network (Espagne).

Une plateforme de discussion européenne

La leçon la plus importante tirée de cette étude, note la Commission européenne dans sa conclusion, est que la connaissance amenée au sujet de la valeur ajoutée du big data de la santé est nécessaire et ceci de manière assez urgente. Cela est d'ailleurs repris dans la première recommandation (lire l'encadré ci-dessous) : la nécessité de développer une stratégie de recommandation pour promouvoir auprès du public une image positive du big data de la santé. Le but serait de stimuler un dialogue ouvert et continu avec toutes les parties prenantes et les groupes de patients. Cela pourrait passer par la mise en place d'une plateforme pour échanger les expériences et discuter de la meilleure façon de répondre aux défis actuels et futurs. Une telle plateforme pourrait être le lieu de discussions sur les ''tâches les plus simples'', comme, par exemple, les domaines sur lesquels il serait possible de tirer des bénéfices simples et rapides du big data en santé. Et de citer les maladies chroniques, la nutrition, le diagnostic et le traitement des cancers pour n'en citer que quelques-uns.

Un autre point important soulevé par cette étude est le nombre d'experts des États membres et de la Commission européenne pour suivre de près l'implantation réalisée de la réglementation de la protection générale des données. La Commission européenne indique qu'un soutien pour une approche cohérente de l'application pratique de cette nouvelle réglementation peut être apporté par ses services. Les développements et initiatives, comme le cloud européen de science ou le courant libre de données, peuvent être examinés dans ce cadre. Selon la commission, au regard de cette étude, il est évident que les discussions autour du potentiel majeur des bénéfices du big data en santé continueront ces prochaines années. Les dix recommandations pour l'heure proposées donnent des directions sur la meilleure façon d'utiliser le big data en santé dans le but ultime de renforcer la santé et améliorer la performance des systèmes de santé des états membres.

Dix domaines sont visés par les recommandations :

  • la sensibilisation : développer et mettre en œuvre une stratégie de communication pour sensibiliser à la valeur ajoutée du big data de la santé et en promouvoir une image positive ;
  • l'éducation et la formation : renforcer le capital humain par rapport au besoin croissant de main d'œuvre qui peut tirer profit du potentiel du big data de la santé ;
  • les sources des données : développer et diversifier les sources existantes de big data de la santé et en découvrir de nouvelles, garantir leur qualité et assurer la protection ;
  • l'ouverture et le partage des données : promouvoir l'accès libre et le partage des big data sans compromettre le droit des patients à la protection de leur vie privée et à la confidentialité ;
  • les applications et les objectifs : appliquer de manière ciblée les résultats des analyses de big data en se basant sur les besoins et les intérêts des parties prenantes y compris des patients ;
  • l'analyse des données : identifier les potentiels de l'analyse des big data, améliorer les méthodes d'analyse et promouvoir l'utilisation de méthodes novatrices ;
  • la gouvernance de l'accès et de l'utilisation des données : mettre en œuvre des mécanismes de gouvernance qui assurent un accès et une utilisation équitable et en toute sécurité des big data pour la recherche médicale ;
  • les normes techniques : développer des normes techniques pour les big data de la santé afin de simplifier leur application et améliorer leur interopérabilité ;
  • le financement et les ressources humaines : assurer un investissement réfléchi guidé par la Commission européenne afin de garantir rentabilité et durabilité ;
  • les aspects légaux et la protection de la vie privée : clarifier et aligner les réglementations existantes des big data de la santé concernant la protection de la vie privée.

 

Source : Hospimédia, le 22 Décembre 2016